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La hausse continue du coût de l’énergie pousse de nombreux foyers à revoir leurs habitudes. Mais entre les mythes et les bons réflexes, il devient difficile de savoir quels gestes ont un impact réel sur la facture. Éteindre le Wi-Fi la nuit, baisser le chauffage d’un degré, limiter la douche… que disent les chiffres et les experts ? Voici un tour d’horizon des économies qui comptent vraiment.
Sommaire
En France, la consommation électrique moyenne d’un foyer hors chauffage atteint environ 2500 kWh par an, selon RTE. Cela représente une facture annuelle de près de 600 euros pour un tarif de base EDF. Pourtant, une partie importante de cette consommation provient d’appareils laissés en veille.
L’Agence de la transition écologique (Ademe) estime qu’un foyer possède entre 15 et 50 appareils en veille. Téléviseur, box Internet, cafetière, imprimante… Ces petites consommations invisibles représentent jusqu’à 10 % de la facture d’électricité. En les débranchant via des multiprises à interrupteur, il est possible d’économiser 50 à 100 euros par an.
Les appareils récents consomment moins en veille que les anciens, mais l’accumulation reste problématique. Éteindre les écrans d’ordinateur, la télévision et la box Internet la nuit permet d’économiser plusieurs dizaines de kilowattheures chaque mois. Une box Internet consomme en moyenne 7 à 10 watts en continu, soit près de 60 kWh par an. C’est l’équivalent d’un petit réfrigérateur.
Remplacer les ampoules halogènes par des LED divise la consommation par six à dix. Pour un logement moyen, cela représente jusqu’à 100 euros d’économie par an. De plus, les LED durent environ 15 000 heures, soit dix fois plus longtemps que les ampoules classiques.
L’Ademe conseille également de privilégier un éclairage ciblé (lampes de bureau, liseuses) plutôt que d’éclairer toute une pièce inutilement.
Notons au passage que beaucoup ne savent pas qu’une lampe LED sera très peu chaude et toujours beaucoup moins chaude que les générations précédentes d’ampoules… Moins de risque de brûlure pour les plus jeunes et les animaux de compagnie très/trop curieux.
Le chauffage représente environ 60 % des dépenses d’énergie d’un logement. C’est donc là que les économies les plus importantes sont possibles. L’un des gestes les plus simples est aussi l’un des plus efficaces : baisser la température d’un degré.
Selon l’Ademe, chaque degré en moins permet d’économiser environ 7 % d’énergie. Passer de 21 à 19 °C dans les pièces de vie peut réduire la facture annuelle de 150 à 200 euros pour une maison moyenne. Bien entendu, c’est une recommandation. Pas une injonction. En effet, de nombreuses raisons ne permettent pas au quotidien de pouvoir respecter cette recommandation. Que ce soit parce que l’isolation d’un logement que vous louez est réellement insuffisante ou encore pour des raisons de santé qui ne vous autorisent pas ou peu à vivre à certaines températures.
Toutes les pièces ne nécessitent pas le même confort thermique. Les experts recommandent :
Un thermostat programmable est un allié précieux. Il permet d’abaisser automatiquement la température la nuit ou en cas d’absence. Les modèles connectés apprennent même vos habitudes et optimisent le chauffage sans perte de confort.
Une chaudière mal entretenue peut consommer jusqu’à 10 % d’énergie en plus. Un entretien annuel coûte environ 100 euros, mais il peut éviter une surconsommation équivalente. Même constat pour les radiateurs électriques : les dépoussiérer régulièrement améliore leur rendement.
En 2024, le prix moyen du mètre cube d’eau en France avoisinait 4,50 euros. Un foyer de quatre personnes consomme en moyenne 120 m³ par an, soit plus de 500 euros de facture annuelle. Là encore, de simples réflexes permettent de réduire sensiblement la consommation sans altérer le confort.
Il s’agit là encore de recommandations, que nous ne pouvons pas toujours suivre pour des motifs aussi valables que variés (souci de budget, vous êtes locataires et pas propriétaires…) :
L’eau chaude sanitaire représente environ 15 % de la facture énergétique totale. Réduire légèrement la température du chauffe-eau (autour de 55 °C) évite la surchauffe inutile et les pertes thermiques. L’entretien régulier du ballon prolonge sa durée de vie et maintient un bon rendement.
Le choix du moment pour lancer les lessives et le lave-vaisselle compte aussi : les programmes “éco” consomment jusqu’à 40 % d’énergie en moins.
La cuisine regroupe plusieurs postes énergivores : plaques, four, réfrigérateur, lave-linge… L’usage raisonné de ces équipements permet d’alléger la facture sans renoncer au confort.
Un réfrigérateur réglé à 4 °C et un congélateur à –18 °C offrent le meilleur compromis entre conservation et économie. En dessous, la consommation grimpe inutilement.
Les objets connectés, assistants vocaux ou TV 4K ajoutent du confort, mais aussi de la consommation cachée. Certains appareils consomment autant en veille qu’en fonctionnement léger. Si vous utilisez une multiprise connectée, vérifiez qu’elle ne reste pas elle-même énergivore.
À l’inverse, des technologies récentes peuvent aider :
Ces outils sont utiles à condition de les configurer correctement et de ne pas multiplier les gadgets inutiles.
D’après les analyses de l’Ademe et du médiateur national de l’énergie :
Ces pourcentages peuvent paraître modestes, mais cumulés, ils représentent jusqu’à 25 % d’économie sur une année complète. Pour un foyer moyen, cela correspond à 400 à 500 euros économisés.
Les gestes isolés ont peu d’effet. C’est la régularité qui crée la différence. Fermer les volets la nuit, aérer intelligemment, limiter les appareils en veille, programmer le chauffage : pris ensemble, ces réflexes deviennent des automatismes économiques.
Les foyers les plus économes sont souvent ceux qui surveillent leur consommation. Les compteurs connectés (comme Linky…) permettent désormais de suivre sa dépense en temps réel et d’ajuster les usages au jour le jour.
Faire baisser sa facture d’énergie ne dépend pas d’une solution miracle mais d’un ensemble de gestes cohérents. La sobriété ne signifie pas inconfort, seulement vigilance et bon sens. Éteindre les veilles, choisir la bonne température, réparer les fuites, entretenir ses équipements : des habitudes simples, concrètes et vérifiées.
Les chiffres le prouvent, un foyer qui applique ces réflexes peut réduire ses dépenses de plusieurs centaines d’euros par an tout en limitant son impact environnemental. En matière d’énergie, chaque geste compte, surtout quand il devient une habitude.
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